Shabbat, le repos de Dieu

Afin que l’objectif et le sens de notre vie soient toujours devant nous, Dieu nous prescrit de consacrer un jour de la semaine à lui, c’est-à-dire à accomplir sa volonté, à vivre sur la terre comme au ciel. Cela signifie goûter à la joie que Dieu à prévu pour nous, à la source de vie éternelle dans laquelle nous ne faisons plus qu’un: avec lui et entre nous, animés du même amour qui est l’esprit de Dieu qu’il a insufflé en nous et qui est le lien d’amour qui unit le Père et le Fils dans la Trinité divine, mais qui unit aussi le Père à ses enfants adoptifs que le Christ a uni à lui, à sa personne, à son propre corps. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » (XXCC) Cela signifie qu’il participe de l’action de grâce du Fils unique qui l’unit à Dieu dans la confiance filiale. Cela présuppose, donc, que l’unité et la parfaite harmonie règnent entre les membres du corps du Christ que nous sommes. Cela signifie « que lui est la tête et nous ses membres » animés par le même souffle d’amour qui l’unit au Père et que nous aussi nous pouvons dire: « Notre Père qui es au cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » (voir Le Royaume des cieux, les membres d’un même corps).

Voici le véritable repos de Dieu: lorsque ses enfants vivent finalement dans l’unité parfaite entre eux et avec lui. Ceci est le septième jour où le soleil ne se couche pas mais illumine et brille en chacun de nous:

citation Apocalypse

En effet, lorsque Jésus rencontre quelqu’un qui est mort à la vie terrestre, il nous dit qu’il repose, car il repose auprès de Dieu (citation XXCC). Le jour du Seigneur sur terre devrait donc être un jour où nous devançons ce repos confiant en Dieu, un jour où nous goûtons déjà sur terre à la joie de vivre dans l’unité et la paix et nous nous abstenons, donc, de toute œuvre servile, d’esclave. Mais qu’est-ce qui donc fait de nous des esclaves, qu’est-ce qui nous enchaîne ? Le mal et l’enchaînement des violences: lorsque nous répondons à l’offense avec l’offense car nous sommes tous également pécheurs, car également privés de la gloire de Dieu. C’est alors que le Christ nous libère par son pardon en abattant le mur de haine qui nous divise. (Citations: libérez deliez et mur de la haine)

Pour comprendre donc que le jour hebdomadaire du Sabbat, le jour de la semaine dédié à la vie du royaume des cieux sur la terre, n’est qu’un anticipation et un rappel, Dieu prescrit aussi une année entière dans laquelle nous sommes appelés à vivre cette vie du royaume des cieux. Il demande donc de compter une période de sept fois sept ans et à la cinquantième année il nous invite à entrer dans une année jubilaire, une année de joie, de réjouissances en réalisant une communion avec Dieu et entre nous, en abolissant nos divisions: citation année jubilaire XXCC. (voir Le Sabbat, le repos de Dieu) (ajouter l’appropriation de l’autre, jalousie, Dieu jaloux, fidélité, vide Simon Weil, solitude à combler).

Genèse 2, 2-4

וַיְכֻלּ֛וּ הַשָּׁמַ֥יִם וְהָאָ֖רֶץ וְכָל־צְבָאָֽם׃
Et les cieux et la terre furent complétés et toute leur armée.

D’après plusieurs Pères de l’Eglise (XXC), il est question ici de l’armée céleste des anges

וַיְכַ֤ל אֱלֹהִים֙ בַּיֹּ֣ום הַשְּׁבִיעִ֔י מְלַאכְתֹּ֖ו אֲשֶׁ֣ר עָשָׂ֑ה וַיִּשְׁבֹּת֙ בַּיֹּ֣ום הַשְּׁבִיעִ֔י מִכָּל־מְלַאכְתֹּ֖ו אֲשֶׁ֥ר עָשָֽׂה׃
Et Dieu compléta, le septième jour, l’oeuvre qu’il avait fait et arrêta, le septième jour, toute l’oeuvre qu’il avait faite.

וַיְבָ֤רֶךְ אֱלֹהִים֙ אֶת־יֹ֣ום הַשְּׁבִיעִ֔י וַיְקַדֵּ֖שׁ אֹתֹ֑ו כִּ֣י בֹ֤ו שָׁבַת֙ מִכָּל־מְלַאכְתֹּ֔ו אֲשֶׁר־בָּרָ֥א אֱלֹהִ֖ים לַעֲשֹֽׂות׃
Et Dieu bénit le septième jour et le déclara saint puisque en ce jour il arrêta de faire l’œuvre dans laquelle Dieu créa.

Exode  20, 9-10

09 Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ;

10 mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville.

11 Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.

Le septième jour. Le jour du Seigneur. Voir article sur semaine sainte et semaine de la création.

Matthieu 12, 11-12

11 Mais il leur dit : « Si l’un d’entre vous possède une seule brebis, et qu’elle tombe dans un trou le jour du sabbat, ne va-t-il pas la saisir pour la faire remonter ?

12 Or, un homme vaut tellement plus qu’une brebis ! Il est donc permis de faire le bien le jour du sabbat. »

Marc 3, 2-5

02 On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser.

03 Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. »

04 Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.

05 Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale.

Luc 6,

06 Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.

07 Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.

08 Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.

09 Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »

10 Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale.

Luc 13, 10-16

10 Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.

11 Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.

12 Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »

13 Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.

14 Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »

15 Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?

16 Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »

Jean 5, 15-17

15 L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

16 Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

17 Jésus leur déclara : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »

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  1. La relation filiale, la gratuité du don de Dieu – Bible

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